ECLAIREUSES ET ECLAIREURS LIBRES DU CONGO-BRAZZAVILLE

ECLAIREUSES ET ECLAIREURS LIBRES DU CONGO-BRAZZAVILLE

Données demolinguistiques

La population du Congo-Brazzaville (2,6 millions d'habitants) est composée très majoritairement de Bantous et de quelques minorités parmi lesquelles on compte des Pygmées (1,4 %). Parmi la soixantaine d’ethnies, les Kongos sont les plus nombreux (51,5 %), suivis par les Tékés (17,3 %) et les Mbochis (11,5 %). Les autres ethnies représentent 19,7 % de la population. La population reste inégalement répartie, car 70 % des Congolais sont concentrés dans le sud du pays, sur le littoral, sur la rive du Congo moyen et près de la voie ferrée Congo-Océan qui relie ces deux zones. Soulignons également que les trois quarts de la population habitent les villes, ce qui fait que le Congo-Brazzaville reste l'un des pays les plus urbanisés d'Afrique. À elles seules, les agglomérations de Brazzaville (990 000 habitants) et de Pointe-Noire (576 000 habitants) concentrent plus de 60 % de la population; les autres villes importantes sont Loubomo (83 000 habitants) et Nkayi (42 000 habitants).

Les langues les plus importantes du pays appartiennent à la famille bantoue: il s’agit du munukutuba (50,3 %), du kikongo (36,5 %), du lingala (13 %), du mbochi (8,5 %) et des langues tékés (8 %), ainsi que quelques autres langues. Le lingala, la «langue du fleuve», est parlé dans le Nord et à l’est, tout le long des cours d’eau; le munukutuba (ou kituba), la «langue du chemin de fer», est parlé dans le Sud. 

Le nombre des locuteurs du munukutuba, du kikongo et du lingala comprend ceux qui les parlent comme langue seconde. Ces trois langues sont considérées comme des langues véhiculaires avec le français (officiel). Ainsi, le munukutuba, le kikongo et le lingala rejoignent toute la population congolaise. Ces deux langues ont connu une grande expansion depuis la colonisation française, mais le lingala a connu la plus grande extension. Quant à la langue française, elle demeure une langue-refuge et la langue du pouvoir en raison de son statut de langue officielle. Au Congo-Brazzaville, le français a acquis une coloration locale très prononcée dont l'ampleur reste encore à déterminer. 

 



14/01/2007
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